Mardi 13 février : Dernières vérifications pour la 4l.
Mercredi 14 février : ETAPE 1 :Départ Noirmoutier ; Destination Bordeaux.
Lever 5h40 pour le départ prévu normalement à 6h ... Pour rejoindre Auriane et Victor l’équipage de Challans. Et c’est avec la grippe qu’Angélique décide de commencer l’aventure !
Nous arrivons sans problème à Challans, et les deux 4L commencent le trajet pour Bordeaux. La route se passe très bien, mais nous avons la chance d’être coincés dans les bouchons à Bordeaux. Un certain nombre de voitures et de taxis nous doublent par la bande d’arrêt d’urgence, on galère un peu et on décide de bloquer ceux qui nous doublent par la droite nous bloquons alors un chauffeur de taxi qui voulait forcer le passage. Après plusieurs tentatives il nous double et c’est au tour de la diablotine d’interrompre son élan. Le chauffeur se retrouve alors au niveau de Victor coté passager et commence à entamer la conversation. Il voulait tout simplement nous aider à contourner tous les bouchons en sortant de l’autoroute. Nous le suivons alors dans les fins fonds de Bordeaux et nous arrivons très rapidement au quartier Bastide.
Nous passons l’après midi à Bordeaux pour que l’organisation fasse les vérifs techniques et administratives. La 4L réussit sans problème cette étape. Nous retrouvons en fin d’après midi les autres 4l Vendéennes. Après le premier Briefing, nous prenons la route pour Bayonne en leur compagnie.
ETAPE 2 : Départ Bordeaux ; Destination Bayonne.
C’est avec un concert de klaxon que nous partons à 20h de bordeaux avec 5 autres 4L. Nous arrivons vers 23h à Bayonne après avoir trouvé difficilement une pizzeria pour nous restaurer. Nous profitons ainsi des derniers repas consistants avant l’aventure.
Nous dormons aux pieds des dunes, sur le parking aux cotés de notre trelle.
Jeudi 15 février : Départ Bayonne ; Destination 100 km avant ou après Madrid.
Lever 8h puis recherche d’un Décathlon, d’un Carrefour pour tous les besoins de toutes les 4L. Nous arrivons à la frontière vers 13h. Le temps à déjà changé depuis Bordeaux, la grisaille a laissé place au ciel bleu. Nous nous arrêtons pour manger à Hendaye devant une mer bleu et de nombreux voiliers.
Puis, nous reprenons la route. Beaucoup de personnes s’intéressent au 4l trophy : on nous klaxonne, on nous aborde. C’est ainsi qu’un commercial de LU nous offre gentiment un Carton de biscuits qui nous ont bien servis pour le Raid ...
Nous rencontrons un problème de taille, notre allume cigare vient de nous lâcher, nous sommes désespérés. Aussi à chaque fois que nous prenons une bosse dans un virage nous croyons entendre les plaques de protection frotter ; en fait il s’agissait de nos pneus tout terrains qui étaient trop épais et qui touchaient les ailes. Nous tordons alors les ailes pour éviter d’abimer d’avantage les pneus. Nous repartons avec un allume cigare neuf et des ailes élargies, direction les bouchons en Espagne.
Nous roulons en Espagne toujours les six 4L vendéennes ensemble, et parfois nous nous retrouvons en tête de file sans carte que nous jugions inutile ! Heureusement les autres 4L n’étaient pas au courant…
Deux 4L rejoignent notre groupe : une de Montpellier et une autre 4L vendéenne. La nuit commence à tomber et nos nouveaux amis vendéens nous promettent qu’ils connaissent un lac prés de Madrid où il est possible de camper. Nous les suivons jusqu'à un village désert où aucun lac n’est à l’horizon. Le pilote de la nouvelle 4L de la Rabatelière décide alors de s’arrêter sur la place du village et essaye de s’orienter à la boussole pour nous trouver le lac ... Il nous indique donc 3 directions, la première selon son intuition, la deuxième selon la carte et la dernière par rapport à sa boussole. Un peu désespérés et fatigués (il est quand même 2 h) nous prenons un chemin trouvé sans l’aide de la nouvelle 4L , et nous nous installons dans des champs isolés en jachères où nous campons.
Vendredi 16 février : Départ aux fins fonds de l’Espagne ; destination Malaga après reflexion Algésiras.
Réveil 8h30 par les agriculteurs qui nous regardent bizarrement. On se promène dans le village ou les habitants nous abordent et nous demandent ce que nous faisons en 4L. Nous reprenons la route et nous sommes vite obligés de faire le plein. Nous nous sommes rendus compte que notre 4L consommait du 9L au 100 tandis que les autres en consommaient 3L de moins. Il s’agissait du starter qui en fait n’était pas poussé à fond, après avoir un petit peu forcé il s’est débloqué et nous consommions ensuite autant voire moins que les autres.
La longue route continue en direction du Sud. Enfin les paysages commencent à être plus agréables à regarder. La nouvelle 4L de la Rabatelière chauffe dans les montées. On s’arrête tous sur la bande d’arrêt d’urgence sur une sortie de l’autoroute. Entre temps, d’autres 4L nous ont rejoint : nous sommes à présent 13 4L à rouler ensemble.
On cherche un endroit pour dormir sur la côte mais il n’y a que des falaises et pas de plages, et Malaga est une ville bien plus grande que l’on ne l’imaginait. Nous n’avons pas voulu nous risquer à dormir aux alentours, donc on a décidé de continuer jusqu'à Algésiras.
Arrivé à Algésiras l’organisation a prévu un champ pour loger les 1000 4L. Il est situé à coté d’usines et d’une décharge. Après avoir mangé et fait un feu de campnous nous couchons à 4h.
Samedi 17 février : journée à Algésiras.
Nous nous faisons réveiller à 9h par l’organisation pour se faire pointer et avoir le Road book. Il a plu toute la nuit et le champ est devenu un vrai terrain boueux. Il faut marcher jusqu’à l’hôtel pour avoir des toilettes et se laver un minimum. Durant cette journée on en profite pour se ravitailler en nourriture et en essence. A la station service en faisant la queue pour faire le plein, nous entendons un bruit suspect venant du moteur : le liquide de refroidissement est en ébullition, et le voyant de température ne s’est pourtant pas allumé... Premier petit caprice de la voiture, on attend un peu et on repart ; il devait encore s’agir du starter qui devait être encore bloqué.
L’après midi nous examinons l’état du moteur (surtout du starter et du ventilo), et tout fonctionne parfaitement. Pour un des équipages avec qui nous roulons, c’est le démarreur qui a un souci, il le change dans l’après midi.
Après le premier briefing nous apprenons qu’une quinzaine de voiture ont des soucis (pannes, accidents), et ne pourront peut être pas continuer le périple.
Pendant qu’un premier bateau emmène les 80 premières voitures (qui se sont présentées au pointage) à Tanger, nous allons dîner dans le centre et visiter la ville d’Algésiras avant de partir demain à 3h du matin.
Dimanche 18 février : départ Algésiras ; destination Enjil.
Après une courte nuit passée,dans la voiture on prend la direction du port. Après 5h d’attente, les deux bateaux réquisitionnés par le 4L trophy quittent le port. Le trajet permet de remplir les papiers administratifs (police, douane, voiture). On recherche un endroit pour dormir mais toutes les banquettes sont déjà prises. Heureusement on trouve des sièges libres. On arrive alors à Tanger vers 10h30, la méditerranée est belle et calme. Tanger est une ville très développée avec des buildings, on se croirait toujours en Europe. 8h de route nous attendent : il faudra concilier avec un gros manque de sommeil. Nous devons arriver ce soir en zone désertique. Les Marocains sont accueillants, tout le monde nous sourit où nous klaxonne. Les 4L sont privilégiées par la douane et la police sur la route, ainsi la police nous fait passer même aux feus rouges. La route est longue mais les paysages splendides. La ville d’Ifrane est riche par rapport aux autres villages rencontrés.
On arrive au campement de nuit. Les tentes sont installées sur des cailloux, et il fait très froid. Nous avons appris le lendemain que durant la nuit la température à atteint -15°. Le soir nous sommes très fatigués et notre ventilateur de secours vient de nous lâcher ; Heureusement, nous en avions prévu un autre de rechange. Puis grâce à Gueguet nous avons enlevé des bulles d’air dans le circuit de refroidissement en manquant d’asphyxier une partie du bivouac. Le pot d’échappement de la 4L donnait sur les tentes où beaucoup de gens dormaient. Certains se mettent alors à protester mais on ne pouvait pas arrêter le moteur.
La 4L de Jimmy et Franck qui venait de changer de démarreur à encore un problème et c’est toujours le démarreur. Nous leur avons donc donné celui qu’on avait de rechange, qui fonctionnait parfaitement.
Le bivouac était sympa : touaregs, tagine, musique, feux, redif de la journée sur écran géant et un briefing mais le froid nous empêchait d’en profiter. Le 4L Trophy attire de plus en plus de peoples, et cette année un invité de taille est venu, à notre grande joie il s’agissait de Magloire ....
Lundi 19 février : Départ Enjil ; Destination Er-Rachidia.
Difficultés du jour : les oueds, et le col de Belkassem.
Départ à 8h, on part seul car les départs se font par numéros et nos collègues sont déjà tous partis.
On fait 70 km de route et 70 autres de pistes en passant par des oueds très impressionnants. Sur la route une 4L a eut un accident en essayant d’en doubler d’autres, elle est rentrée en collision avec un 4x4 marocain. Heureusement rien de grave n’est à signaler si ce n’est l’état pitoyable de la 4L.
De nombreux enfants arrêtent les voitures pour mendier, ils veulent des stylos ou de l’argent, et essaient d’ouvrir les portes.
On passe le premier oued où nous retrouvons Quentin et Gueguet qui ont un petit souci mécanique et qui vont rentrer au bivouac vers 23h et toujours avec le même souci.
En attendant le franchissement d’un oued, nous entendons quelqu’un qui tape sur de la tôle, on aperçoit alors la 4L de la Rabatelière, que nous n’avions plus vu depuis Tanger, qui tapait partout sur la voiture pour savoir si tout allait bien....Quelle drôle de technique.
Les oueds étaient impressionnants et on se demandait tout le temps si la 4L allait tenir. Nos plaques de protection nous ont bien servi car elles ont souvent cogné contre des roches. Notre pot a pris un petit coup mais rien de grave. Nous franchissons tous les obstacles sans grosses difficultés.
Malheureusement nous arrivons trop tard et la pistes pour le col est fermée, seulement les 150 premières voitures ont pu le faire mais il y eut beaucoup de dégâts matériels. Selon l’organisation c’était de la faute des 4L qui stationnaient n’importe où et créaient des bouchons. Nous, nous pensons simplement que ce n’était pas possible de faire passer 1000 4L par le col en un minimum de temps.
Le soir nous arrivons au camp vers 19h où nous apercevons les premières dunes, il fait désormais plus chaud.
Mardi 20 février : départ Er-Rachidia ; Destination Merzouga.
Difficultés : Orientations à la boussole, terrains sableux, étape dans les dunes de Merzouga notée par l’organisation.
Levés à 6 h, nous sommes dans les premiers à partir cette fois et après avoir pris notre petit déj (thé marocain et pains typiques) nous retrouvons Quentin et Gueguet qui travaillent encore sur le moteur deleur 4L.
On quitte le campement et commençons à rouler dans le sable. Il faut normalement faire le moins de km possible pour le classement, mais nous avons préféré ne pas respecter cela et en profiter pour aller nous écarter un peu de la piste et admirer les paysages, les dromadaires sauvages et les familles isolées. Alors que nous tentons de nous approcher d’un campement de touaregs, nous nous enlisons. Le terrain semblait idéal pour rouler mais en fait c’était du sable très fin, recouvert d’une mince couche d’argile. Angélique prend le volant et je sors les plaques de désensablement ainsi que la pelle US. Rien à faire, la 4L s’enlise de plus en plus. Une dizaine de Marocains arrivent et nous proposent leur aide. On accepte avec plaisir conscients qu’il faudra leur donner quelque chose en échange. En secouant la voiture violement de gauche à droite nous repartons en moins de deux minutes contre 1€50 !
Après quelques km nous arrivons à Merzouga où il pleut, sachant que cela n’arrive que 5 fois dans l’année.
Le paysage est magnifique, le campement est entouré de dunes et de palmiers. Nos déposons nos 80 kg de fournitures scolaires à l’organisation. Et nous repartons aussitôt pour l’étape des dunes juste à côté que nos franchissons sans problème contrairement à de nombreuses 4L.
Une fois l’étape accomplie nous nous posons au campement et nous allons rencontrer les 300 enfants qui sont venus. Comme nous sommes dans les premières 4L à être arrivées au camp nous pouvons profiter des enfants, des douches froides en extérieur, et de la bonne nourriture que des marocains nous préparent.
Comme les autres, les Vendéennes font encore la queue, et qu’il y en a pour 2h ; nous allons les voir pour discuter, et faire la connaissance de nombreux Marocains et même Algériens car la frontière n’est pas loin. On sympathise avec eux en les aidants à vendre leurs babioles aux autres 4 L. On leur apprend une nouvelle façon de se faire de l’argent en lavant les pare brise.
Le soir la diablotine connaît à son tour des soucis mécaniques, le démarreur vient de rendre l’âme mais après l’avoir démonté, nettoyé et remis il re-fonctionnait.
Le soir a lieu les annonces au micro pour échanger des pièces entre équipages, mais cela devient vite une annonce à apéros.
Mercredi 21 février : Départ Merzouga ; Destination Timerzif.
Difficultés : Orientations à la boussole et bac à sable.
Lever 9h30 : nous partons dans les derniers et la 4L diablotine ne veut pas démarrer, on la démarre en poussant. Mais hélas elle revient au campement un peu plus tard tiré par un 4x4, direction l’assistance technique.
La route se fait dans la zone désertique. Les paysages sont de plus en plus beaux, on traverse des champs jaunes et le flanc des montagnes est recouvert de fleurs violettes. Le mois de février est idéal pour profiter de la flore du Maroc. Nous sommes seuls pour le début de cette étape mais nous retrouvons plus loin la 4L vendéenne de Lilian et Benj, on prend alors la route ensemble direction le bac à sable. Pour franchir cet obstacle on décide de prendre notre élan et de passer là où il n’y avait pas de trace. Nous nous élançons donc à toute vitesse (40 km/h) dans le bac à sable. Nous commençons par faire un petit vol plané dans un creux que tout le monde avait évité jusque là. Le choc est terrible pour la 4L, mais elle continue quand même sur sa lancée sans s’enliser jusqu'à la fin du Bac à sable. On s’arrête alors pour examiner les dégats : la voiture n’a rien mais le choc a quand même fait ouvrir le capot et le coffre qui était fermé à clef.
Nous repartons alors avec Benj et Lilian pour une orientation à la boussole. Le terrain est plat et sans cailloux, nous pouvons alors rouler assez vite jusqu'à ce que l’on aperçoive que Lilian et Benj s’arrêtent brusquement. Ils sont passés dans un trou et leur galerie maison est tombée sur le pare brise. Nous sommes seuls, presque aucune 4L en vue, justela tente d’une famille vivant en plein désert. Pendant que les gars refixent leur galerie, une mère et sa fille viennent nous voir. On leur donne de l’eau minérale et des ballons de baudruche en montrant qu’il faut souffler dedans. Nous avons une brique de jus d’orange que nous proposons à la petite. Elle ne savait surement pas ce que c’était, on lui montre et on la fait boire, elle y prend vite goût et repart avec sa mère avec un grand sourire.
Un peu plus loin, nous rejoignons quelques 4L qui nous informent que nous sommes perdus et qu’on doit attendre l’organisation car nous sommes proches de la frontière Algérienne, qu’il ne faut pas franchir. Après une demi-heure d’attente et sans nouvelles de l’organisation nous décidons de continuer et de retrouver le chemin par nous même. Nous faisons une pause pour profiter quand même des paysages et pour faire un bilan avec les autres 4L, nous sommes toujours perdus et seuls. C’est alors que 3 Marocains arrivent en vélo de nulle part (en pleine zone désertique) et nous indiquent le goudron à 20 km en direction d’une auberge qu’on ne voyait pas. En effet 20 km après nous arrivons à l’auberge et nous quittons la piste.
Nous arrivons au campement où nous retrouvons la diablotine qui était partie une heure après nous mais qui est arrivée une heure avant nous ; mais nous ne regrettons pas notre petites escapade.
Bivouac avec les 6 4L vendéennes, on fait un feu pour la soirée allumé avec les fusées de détresse car le bois ne prenait pas. Vers une heure du matin, deux touaregs sont venus nous demander s’ils pouvaient se réchauffer avec nous. Ce fut une superbe expérience qui fut très enrichissante, nous avons pu comprendre leur mode de vie.
Jeudi 22 et vendredi 23 février : Départ Timerzif ; destination Marrakech
Difficultés : Epreuve Marathon, passage d’un col, quelques oueds.
Départ des 6 4L vendéennes ensemble pour l’étape marathon (sur deux jours). La route est longue et difficile, en particulier le pass du diable où il n’y a que des cailloux et des montagnes à perte de vue. Nous traversons encore des paysages sublimes avec de nouvelles montagnes multicolores. Toujours aucun problème mécanique pour le groupe, on roule très bien et on franchit tous les obstacles sans soucis.
Arrivé au pied du col, comme il y a une queue d’environ une heure, nous décidons de poser les tentes dans cette zone désertique près d’un arbre où nous dressons le drapeau vendéen. Nous partons alors à la recherche de bois pour faire un feu et nous réchauffer un peu. Le soir ce fut un concours de fusées de détresse entre campements.
Réveil 6h, le lever du soleil est magnifique : il reflète sur toutes les falaises qui nous entourent. Nous commençons la journée par le passage du col, qui s’effectue une fois de plus sans soucis pour nous, ainsi que le passage de l’oued.
La route est encore longue et pénible pour arriver à Marrakech, elle est sinueuse et nous traversons des montagnes où les 4L sont à bout de souffle. Certaines qui sont arrêtées, recherchent des pièces comme des joints de culasse. Nous sommes au pied d’une montagne et parce qu’un camion citerne s’est renversé le matin, nous sommes bloqués dans un village durant deux heures.
Nous arrivons le soir, au lieu de rendez vous où l’organisation nous donne le nom de notre hôtel.
Nous partons nous promener après une douche et un repas bien mérités. Nous prenons un taxi pour aller à la place des souks. Nous sommes avec Victor et Auriane (La diablotine), et nous prenons un thé sur la place en discutant avec les marocains.
Samedi 24 février : Journée à Marrakech
Nous décidons de nous lever tôt pour profiter de la ville le plus possible. Nous faisons les souks toute la journée. Nous avons fait la rencontre de Maurad, un vendeur qui travaille parfois en France. Grâce à lui nous visitons les souks et il nous invite à prendre le thé sur les toits des souks, avec une vue imprenable sur la ville.
Nous pouvons observer que la 4L est très tendance au Maroc, c’est une voiture de riche et elles sont toutes dans un état exceptionnel. Certains participants du 4L trophy vendent même leurs 4L aux Marocains.
Le soir nous partons chez Ali pour la soirée de remise des prix et aussi pour la fantasia. La soirée commence par la remise des coupes, et cette année c’est un équipage Belge qui gagne. Puis nous passons à table où le repas est délicieux, nous buvons du vin Marocain, et des danseuses viennent animer la soirée.
Un peu fatigués nous décidons de rentrer.
Dimanche 25 février : Départ Marrakech ; Destination Algésiras.
On quitte l’hôtel vers 9h, toujours accompagnés des 6 4L vendéennes pour Tanger vers 19h.
La route est longue, et des pilotes de 4L tentent de nous doubler dangereusement, jusqu’au moment où devant nous il y a un freinage d’urgence. Nous nous arrêtons correctement. Une 4L de kékés s’arrête elle aussi à un doigt du pare choc, et soudain dans le rétroviseur on voit une autre 4L de kékés qui fonce dans celle juste derrière nous et qui la pousse contre la nôtre. On se gare donc pour voir les dégâts et heureusement notre 4L équipée d’une boule de remorquage n’a aucun dégât. La boule a juste enfoncé le pare choc de celle de derrière. Celle-ci est donc abîmée un peu devant et beaucoup derrière. Par contre la 4L finale commence à brûler. A se croire plus fort que tout le monde on voit le résultat. On leur laisse un petit constat et on continue notre route. Nous avons appris le soir que la 4L était finalement restée sur place.
Sur l’autoroute les animaux se promènent sur les bas cotés, des gens traversent sans regarder, sinon tout va bien.
Nous arrivons à 18h à Tanger, mais il n’y a pas de bateau, il faut attendre que deux reviennent de Sète. C’est chose faite mais seulement à 1h du matin.
Lundi 16 et Mardi 27 février : Retour en France.
On a seulement pris trois heures de sommeil par terre dans le bateau, et nous repartons exténués pour une longue route.
Nous roulons toute la journée, et comme la fatigue se fait vraiment ressentir pour tout le monde nous décidons de nous arrêter dormir sur une aire d’autoroute où la nuit fut agitée entre les routiers qui passaient juste à coté des voitures, le rendez vous des filles de joie à 20 m de nous et l’afflux des clients toute la nuit, et un train à proximité. C’est dans la bonne humeur que nous repartons le lendemain matin.
En sortant d’une station service, la 4L de romain et Damien crève à cause d’un trottoir, dommage leur parcours était presque parfait.
Nous faisons route jusqu’en Vendée où les 4L se séparent petit à petit et nous nous retrouvons seuls à la Roche Sur Yon.
Notre périple prend fin à Noirmoutier où nous arrivons vers 20h.
Nous avons réussi ce périple, en atteignant tous nos objectifs qui étaient d’arriver au Maroc, de déposer nous même les fournitures, et de rentrer avec la 4L.
Ce fut une expérience inoubliable, qui n’aurait été possible sans l’aide de nos sponsors, de nos familles, et de nos amis.
Nous leurs adressons un grand MERCI pour leurs soutien.
La 4L 965
Angélique et Jérémy
Noirmoutier → Challans → La Roche → Luçon → La Rochelle → Bordeaux → Bayonne → Hendaye → Victoria → Burgos → Madrid → Toledo → Cordoba → Granada → Motril → Malaga → Algésiras → Tanger